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Wildlife photographer of the year, les plus belles photos du monde animal

De l’insecte au mammifère, toute la beauté du monde animal est représentée dans le concours de photographies Wildlife Photographer of the year qui a lieu depuis 1965. L’année dernière, 45.000 photos ont été envoyées au jury de Londres et une centaine ont été retenues.

The victor | Adam Hakim Hogg (Malaisie)

«Quand j’ai aperçu pour la première fois ce dragon des montagnes, dans les montagnes de Pahang, en Malaisie, il se battait avec un Scolopendra subspinipes. J’ai été si fasciné que j’ai oublié de prendre des photos et je l’ai simplement regardé. Je n’ai pensé à faire des images que lorsque le lézard avait maîtrisé le myriapode. J’ai sauté dans le fossé et j’ai rampé vers le lézard pour tirer le portrait du vainqueur au-dessus de son trophée.»

Signature tree | Alejandro Prieto (Mexique)

«Au Mexique, en deux décennies seulement, le nombre de jaguars a été réduit de moitié, passant à moins de 3.500. Sur cette photo, un mâle affûte ses griffes et porte sa signature sur un arbre en bordure de son territoire montagneux, dans la Sierra de Vallejo, dans l’État de Nayarit. L’arbre a été choisi avec soin –il a une écorce douce, ce qui lui permet de laisser des marques de rayures profondes qui sont un avertissement clair, soutenu par une odeur âcre, de ne pas empiéter sur son territoire.

J’ai installé un appareil photo à 6 mètres de hauteur et je suis revenu tous les mois pour changer les batteries. Huit mois se sont écoulés avant que le jaguar ne revienne finalement à cet endroit. Ils ont besoin de vastes territoires pour trouver suffisamment de proies. Mais au Mexique, la perte d’habitat est rapide car la forêt est défrichée pour les cultures, l’élevage ou le développement urbain, et une grande partie de ce qui reste est fragmentée. La perte d’une petite zone d’habitat peut couper la route empruntée par un jaguar entre une partie du territoire et une autre, et isoler l’animal à un point tel qu’il ne peut pas se nourrir ou trouver un partenaire.»

Tigerland | Emmanuel Rondeau (France)

«Dans une forêt reculée, sur les hauteurs de l’Himalaya, au centre du Bhoutan, un tigre du Bengale fixe son regard sur l’appareil photo. Le chemin qu’il emprunte fait partie d’un réseau reliant les parcs nationaux du pays –des couloirs essentiels à la conservation de cette sous-espèce menacée mais non protégée.

Avec une équipe de rangers, j’ai escaladé un terrain accidenté et nous avons placé seize appareils photo et vidéo dans l’espoir d’entrevoir le passage d’un tigre (il n’y en avait que 103 au Bhoutan au dernier décompte). Vingt-trois jours plus tard (et des centaines de faux déclenchements causés par des feuilles et des vents violents), j’ai décroché le jackpot: un tigre mâle magnifique qui n’avait jamais été enregistré au Bhoutan. Le tigre a inspecté le dispositif de près avant de disparaître dans la forêt.»

Cool cat | Isak Pretorius (Afrique du Sud)

«Une lionne s’abreuve à un point d’eau dans le parc national de South Luangwa, en Zambie. Ces animaux sont la fierté du Mfuwe Lodge –deux mâles, cinq femelles et cinq petits. Je les surveillais pendant leur sommeil après qu’ils ont mangé un buffle la nuit précédente. Les lions tuent plus de 95% de leurs proies la nuit et peuvent passer 18 à 20 heures à se reposer.

Lorsque cette femelle s’est levée, elle s’est dirigée vers le point d’eau le plus proche. Bien que les lions puisent l’essentiel de l’eau dont ils ont besoin dans leurs proies et même dans les plantes, ils boivent régulièrement lorsqu’un point d’eau se présente à eux.»

The golden couple | Marsel van Oosten (Pays-Bas)

Marsel van Oosten considère que le rhinopithèque de Roxellane est le plus beau de tous les primates. Il a fait quatre voyages en Chine spécialement pour les photographier. «Ce singe était le chef d’un groupe de six et a été rejoint par l’une des femelles –qui faisait la moitié de sa taille– pour surveiller une querelle impliquant deux autres groupes plus loin dans la vallée.

Les mâles sont très protecteurs envers leurs petits groupes, en particulier les jeunes. Leurs énormes canines sont destinées au spectacle mais peuvent aussi être utilisées en défense contre des prédateurs comme les léopards et les aigles. Cette sous-espèce de singe au nez retroussé, confinée aux monts Qinling, ne compte pas plus de 3.800 individus, elle est donc en voie de disparition.»

Looking for love | Tony Wu (États-Unis)

«Accentuant son apparence mûre avec des couleurs pastel, des lèvres saillantes et un front rose remarquable, ce Labre à tête de mouton se propose d’impressionner les femelles et de vaincre ses rivaux, qu’il va mordre à la tête. J’ai longtemps été fasciné par l’aspect de cette espèce et son histoire.

Les individus sont d’abord des femelles et, lorsqu’elles atteignent un certain âge et une certaine taille (jusqu’à un mètre de long), elles peuvent se transformer en mâles. À cause de leur longue vie et de leur croissance lente, l’espèce est intrinsèquement vulnérable à la surpêche. Cet animal aime les récifs rocheux dans les eaux froides du Pacifique occidental, où il se nourrit de crustacés.»

Ahead in the game | Nicholas Dyer (Royaume-Uni)

«Deux petits lycaons jouent à un jeu macabre avec la tête d’un babouin chacma –un reste de leur petit-déjeuner. Le lycaon est en voie de disparition mais au cours des cinq dernières années, dans le parc national de Mana Pools, au nord du Zimbabwe, j’ai été témoin de trois meutes différentes tuant et mangeant des babouins, ce qui est extrêmement inhabituel, notamment parce que les babouins peuvent leur causer de graves blessures.

La technique de chasse a été perfectionnée par Blacktip, la mère de ces chiots et la femelle alpha de la meute de Nyakasanga. Ce matin-là, j’ai suivi un groupe à pied pendant 3 kilomètres, photographiant deux échecs de chasse d’impalas avant que les lycaons ne s’emparent enfin d’un babouin. Ce n’était pas assez pour nourrir l’ensemble de la famille, mais cela a satisfait neuf petits.»

Flight | Sue Forbes (Royaume-Uni)

«Pendant des jours, nous avons parcouru les mers agitées de l’océan Indien. Puis, un matin, au nord-est de l’île d’Arros, dans les îles périphériques des Seychelles, l’eau était calme et un jeune fou à pieds rouges tournoyait. Ces oiseaux océaniques –la plus petite espèce de fous, avec une envergure d’un mètre de large– passent la majeure partie de leur temps en mer et volent sans difficulté sur de longues distances. Les yeux vifs, ils foncent principalement sur des calmars et des poissons volants. Leur corps est svelte pour la plongée –narines fermées et ailes repliées– et suffisamment agiles pour saisir des poissons volants en plein vol.

Avant de remonter à la surface pour échapper aux prédateurs tels que le thon et le marlin, les poissons volants atteignent une vitesse incroyable sous l’eau. Dans cette course-poursuite, le fou à pieds rouges a manqué sa proie et le poisson s’est échappé.»

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