Billet d'humeur

Sabrine et Rabii, la patience porte les fruits du printemps dans le village de la tolérance

Le premier regard se passe peut-être par hasard, dans un spectacle, dans un ascenseur, dans un bus, dans une administration où l’admiration et l’amour ardent électrisent le cœur et brûlent les flammes de ces sentiments de passion et d’affection. C’est ainsi que l’amour commence dans la plupart des cas.

Cette fois-ci, le regard de Rabii, fils d’une grande famille d’intellectuels et surtout d’éducateurs, s’est porté sur cette belle jeune fille aux yeux de gazelle qui sortait de son lycée. Elle s’appelle Sabrine et contrairement à Rabii, sa seule famille était le village d’enfant SOS de Maharès. Nos deux amoureux forment un formidable couple qui s’est promis l’amour sans calcul et où règne tolérance et respect. Plus qu’un mariage, c’est une belle leçon d’humanité dans une soirée pleine d’émotion et d’amour immortalisée par une union pure nettoyée de tout préjugés.

Ces deux âmes n’étaient pas destinées à se rencontrer. Pourtant c’est à
Maharès, loin de chez eux, qu’ils se rencontrent. Et ils tombent amoureux l’un de l’autre. Pour notre couple, c’est une évidence : ils se marieront dans le village d’enfant SOS. C’est alors que commence leur incroyable aventure !

Ils organisent leur mariage avec l’aide des parents d’adoption de SOS, de leurs amis et de la famille de Rabii qui avait déjà adopté la belle dulcinée bien avant leur fils. Ils habitaient tout près du lycée de Sabrine qui faisait souvent escale chez eux. Mieux encore, ils la connaissaient bien et étaient charmés par son éducation car elle était aussi l’élève assidu de l’oncle et du frère de Rabii. Ils étaient en admiration devant la culture et le sérieux de Sabrine. Les préparations se déroulent dans les normes et ils ne regrettent rien !

Des moments inoubliables devant les témoins de Rabii. Les détails de la cérémonie qui en plus de les représenter, prouvent à quel point Sabrine, Rabii et ses parents croient au respect et à la tolérance. Ils ont réussi à mélanger différents environnements pour un résultat tout simplement incroyable en plein cœur des préjugés, dans le village de la tolérance de la ville de Maharès. Il s’agit du deuxième mariage depuis 2017.

Peu importe au fond le nom que l’on donne à cette cérémonie, elle consacre avant tout l’amour entre deux personnes. La cérémonie de mariage s’est articulé autour de valeurs que les époux veulent partager avec leurs proches et leur famille. Amine Manai, médecin psychologue affirme pour sa part qu’il aimerait que tous les médias partagent et repartagent cette information dans le seul but de secouer les mentalités arriérées et donner un coup de pied dans la fourmilière !

Pourquoi aller à SOS ? Il suffit de regarder autour de nous pour voir ces milliers de familles qui censurent l’amour de leurs enfants parce que le futur conjoint est d’une autre ville, ou pas assez « bon » (aisé) pour l’entourage. Ces mariages impossibles parce que la conjointe est « différente » ou parce qu’elle a déjà parcouru un bout de chemin dans ce monde (veuve, divorcée etc.). L’exemple qui illustre notre schizophrénie est bel et bien celui de ces prétendants financièrement modestes qu’on refoule pour accepter par la suite des ivrognes friqués en sortant notre plus gros mensonge : عرّس بيه تو ربّي يهديه كاينّو الربّ إلّي يهدي مش هوّا الربّ إلّي يرزق

Partageons le maximum ces histoires normalement anodines mais si rares chez nous.

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