Economie

LVMH achète le joaillier américain Tiffany pour 14,7 milliards d’euros

LVMH a annoncé lundi le rachat de Tiffany pour environ 14,7 milliards d’euros, la plus grande acquisition jamais réalisée par le géant français du luxe, qui compte redonner du lustre au célèbre joaillier américain en investissant dans ses boutiques et de nouvelles collections.

Cette acquisition doit permettre à LVMH d’étoffer sa division la moins importante, les montres et joaillerie, au sein de laquelle figurent déjà les marques Bulgari et Tag Heuer, de se développer dans l’un des domaines les plus dynamiques du secteur du luxe et de renforcer sa présence aux Etats-Unis.

Le joaillier, créé à New York en 1837 et célèbre pour ses écrins de couleur bleu-vert, peut s’appuyer sur une renommée mondiale amplifiée par le film “Breakfast at Tiffany’s” (“Diamants sur canapé”) en 1961 avec Audrey Hepburn. Seule une poignée de marques peut rivaliser en termes de réputation, comme Cartier, du groupe suisse Richemont.

C’est une icône de l’Amérique, qui au passage devient un peu française, a dit Bernard Arnault. Il y a chez Tiffany des points extraordinairement marquants, par exemple la couleur. On est propriétaire d’une couleur, c’est quand même très rare.

L’homme d’affaires, qui a fait de LVMH le numéro un mondial du luxe à coups d’acquisitions, a évoqué Bulgari, acheté en 2011, comme exemple à suivre pour Tiffany.

Le groupe est parvenu à multiplier par cinq le résultat opérationnel du joaillier italien en lançant de nouvelles gammes, en améliorant les boutiques dans le monde entier et en travaillant sur la communication, a dit le PDG de LVMH.

Tiffany dispose de plus de 300 magasins dans le monde et a réalisé près de la moitié de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis l’an dernier. Il peine toutefois à attirer une clientèle plus jeune et ses performances en dehors des Etats-Unis sont inégales.

Face à la concurrence de marques plus accessibles comme Pandora et Signet Jewelers, LVMH va probablement s’efforcer d’installer Tiffany sur le segment du haut de gamme, plus rentable.

Reuters

les commentaires

comments

Les plus populaires