Billet d'humeur

Lettre ouverte : Mr le PDG de la Transtu, vous employez des chauffards

Hier dimanche 22 courant vers 18h45, alors que j’étais attablé dans un café à Ennasr, un de vos bus, roulant à très vive allure a percuté ma voiture garée au parking de l’établissement. Les dégâts occasionnés se chiffrent en centaines de dinars.

Non content de rouler à tombeau ouvert en pleine ville, le chauffard s’enfuit sans s’arrêter. N’eût été le personnel et des clients du café ayant assisté à la scène, qui eurent le réflexe de prendre le n° du bus B4368, je n’aurais jamais su qui était mon agresseur, puisque j’étais à l’intérieur.

Prévenu de ce qui s’était passé, je tentais de rattraper le véhicule fou, mais en vain. Mr le PDG, je m’étonne que vous confiez un tel véhicule mastodonte à un fou du volant pouvant provoquer une catastrophe et mort d’hommes. Mon étonnement est d’autant plus grand que vous ne cessez de vous plaindre de la vétusté du matériel appartenant à la société dont vous avez la charge.

Vous venez d’acquérir, un parc de 35 bus flambant neuf, grâce aux sous du contribuable et qui ne feront point long feu au vu du laisser aller scandaleux du personnel dont vous êtes responsable. Vous êtes chargé de transporter les citoyens et non de les massacrer, par le laisser aller, l’incompétence et l’impunité. Impunité, car si le chauffard se permet de telles dérives, c’est que l’avion semble sans pilote. Provoquer un accident et prendre la fuite. Drôle de culture de société nationale !

Je rejoins l’avis d’une cliente d’un âge certain, ayant assisté à toute la scène de dire avec beaucoup d’ironie : au lieu de véhicules modernes, l’on devrait leur confier des karita, tirées par des ânes et des mulets, car les animaux, eux, sont incapables de faire du mal.

Si je vous écris, c’est pour vous avertir du danger encouru par nos compatriotes, exposés à vos chauffards d’une part et d’autre part je vous demande de faire diligence pour que les procédures réglementaires pour la réparation de ma voiture soient faites sans que je n’aies à errer de bureau en bureau vous demander l’aumône.

Tahar Snoussi

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