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Les Tunisiens ont constitué près du tiers des migrants arrivés en Italie en 2020

En 2020, près de 34.000 migrants clandestins ont débarqué sur les côtes italiennes, indique le ministère italien de l’Intérieur qui précise que 30% parmi eux sont de nationalité tunisienne. Ainsi, la Tunisie est le premier pays en termes d’immigration illégale en Italie.

En effet, comparativement à l’année 2019, le nombre de Tunisiens arrivés en Italie en 2020 a presque quintuplé. Les chiffres du ministère de l’Intérieur font état de 12.883 migrants sur un total de 34.134.

Parmi ces migrants tunisiens, les autorités italiennes ont recensé 1.431 mineurs. Il a fallu 1.096 opérations clandestines pour acheminer l’ensemble des migrants, lors desquelles 106 sont morts pendant la traversée de la Méditerranée, avec 96 portés disparus.

Selon le tableau récapitulatif publié par le ministère italien de l’Intérieur, le Bangladesh arrive en deuxième position avec un total de 4.141 migrants, suivi de la Côte d’Ivoire (1.950), de l’Algérie (1.458), du Pakistan (1.400) et de l’Égypte (1.264).

Le Soudan arrive en huitième position avec un total de 1.125 migrants, suivi du Maroc (1.030), de l’Afghanistan (1.009) et de l’Iran (970).

Le reste des migrants par rapport au total global, à savoir 6.904 personnes, sont classés en origines diverses.

Ainsi, les pays nord-africains, à savoir l’Algérie, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie ont fourni près de 50% du total global des migrants arrivés sur les côtes italiennes en 2020. La récession économique qui frappe les pays du Maghreb à cause de l’impact de la crise sanitaire du Covid-19 pousse des milliers de jeunes Algériens, Marocains et Tunisiens à tenter l’immigration clandestine vers les pays du sud de l’Europe.

Poussés par le désespoir et le chômage, ces jeunes, dont beaucoup sont diplômés, n’hésitent pas à risquer leur vie sur des embarcations de fortune pour arriver sur le sol européen. Le premier facteur des départs au Maroc, c’est la dégradation de la situation économique, en Algérie c’est le désespoir lié à l’échec de changement politique et, en Tunisie, la désillusion face à l’absence de perspectives politiques et économiques, avance Ivan Martin, chercheur espagnol spécialiste des migrations dans une déclaration à la revue Capital.

Avec agences

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