Culture

Le sentiment de vide, par Kais Ben Farhat

Le trou.

Quelque part, à l’intérieur de ma poitrine, se trouve un large trou noir, avec de l’air qui y souffle fort, une sorte de vide que nul ne peut remplir, ni pendant le jour, ni durant la nuit sauf étant endormi …

Entouré par mes amis ou chéri par ma famille, je me sens moins seul, mais je sens cet air qui y rentre d’une manière terrible et qui juste après, ressort depuis ce trou profond dans mon pauvre être ! En train de travailler ou en train d’écrire, de déjeuner ou de me faire embrasser, même à faire l’amour, je prends du plaisir, mais il y a toujours ce trou, avec de l’air qui l’aère, avec du vent qui le fait trembler de peur et de terreur, lui procurant un sentiment que peu de gens ont connu par ailleurs, sauf ceux qui vivent avec ce trou large comme le ciel, collant tel du miel, et qui, plus que cruel, te fait sentir seul, lorsque tu es magnifiquement accompagné, te fait sentir poinçonné, par ce vide dégueulasse que ni tabac, ni café, ni bières ni crustacé ne peuvent combler… Ni même l’amour de la plus affectueuse des femmes, qui ne fera que partiellement le meubler !

Il existe quelque part dans mon âme un grand vide, que plusieurs femmes ont voulu garnir, et plusieurs substances ont pu l’envahir, que toute une famille et un groupe d’amis ont essayé de le farcir, sans pour autant pouvoir le remplir ! Et si par un nulle part ailleurs amour ce vide est comblé… Je me sentirais désorienté, car il me suit depuis plus que des années !

Kais Ben Farhat

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