Economie

La stabilisation du dinar, est-elle circonstancielle ou durable ?

Depuis mars 2019, le marché des changes a fonctionné dans des conditions relativement apaisées qui ont permis au dinar de gagner en résilience, s’appréciant de 8% face à l’euro et de 7% par rapport à la devise américaine

Selon Tunisie Valeurs, un groupe de services financiers, ce retracement trouve son origine dans la bonne dynamique de l’offre de devises grâce entre autres à la bonne performance des recettes touristiques (2 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé depuis 2010) et les recettes de la privatisation du groupe Zitouna mais également une stabilisation de la demande de devises en relation avec les restrictions de la politique monétaire

La question qui demeure en suspens actuellement a trait au caractère de cette stabilisation. Est-elle circonstancielle ou bien durable ?

L’offre de devises émanant des agents économiques est limitée et les financements extérieurs de la dette souveraine, du déficit commercial ou des agents financiers ne sont pas infinis. Notre premier partenaire, la Zone Euro, pâtit d’une croissance léthargique. Nos exportations et notre tissu industriel n’ont pas retrouvé leur forme et le déficit commercial a atteint des sommets (17,8 milliards de dinars à fin Novembre 2019).

Cependant, il y a des facteurs qui prêtent à l’optimisme sur la poursuite de cette réconciliation avec la monnaie nationale. La poursuite du redressement du tourisme, les bonnes récoltes de dattes et d’huile d’olives en vue et l’allègement de la facture énergétique (-30% en 2020 selon les estimations du gouvernement) qui découlerait de l’entrée en production des champs Nawara (gaz naturel) et Halk El Menzel (pétrole) sont autant des facteurs qui soutiendront le dinar.

Tous les arguments cités plus haut renforcent la thèse d’une fluctuation plus maîtrisée et d’un intervalle de confiance plus réduit pour le dinar par rapport aux années passées.

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