Culture

De l’île Ponza à l’île de la Galite

En lisant l’histoire de la Galite, l’île tunisienne où j’ai fait des recherches environnementales et écologiques, j’ai toujours entendu parler de l’île italienne Ponza, d’où les origines des Galitois qui peuplaient la Galite.

J’ai lu des noms sur les tombes à la Galite : Arco, Vitiello et Matzella. Trois grandes familles que j’ai cherchées et trouvées en novembre 2016 au sud de la France. Ensemble nous avons organisé en août 2017, la première rencontre des Galitois des deux rives, avec deux jours à Bizerte et trois jours à la Galite même.

En 2018, avec les membres de Tunisie Écologie nous avons organisé la deuxième édition de la rencontre qui est devenue annuelle de la Galite. Neuf Galitois de trois générations sont venus de la France et autant de Bizerte. Achille Vitiello, avec ses enfants et petits enfants, Gisele Emilie D’Arco et son cousin Philippe, professeur à la Sorbonne à Paris.

Ce dernier avait fait une conférence sur « la Galite 2000 ans d’histoire ». Un délicieux fruit et un élixir émanant de quatre années de travail et de recherche sur son île natale. Ali Belghaji Moufida Nouablia Fathi et Lilia Nouablia Mazari…. Ces Galitois tunisiens et français, se sont rencontrés après plus de 48 ans. Ils avaient fait l’école primaire ensemble à la Galite et le secondaire à Bizerte.

Mon Amour pour la Galite est vite passé pour Ponza. En juillet 2020, un projet de rencontre est en cours de préparation entre la Tunisie, l’Italie, la France et l’Algérie. Tous les Galitois peuvent me demander le DVD du film réalisé sur le 1er avènement de la Galite. La musique du film est celle de mon cher Pierre de La Galite, artiste à Paris, qui avait vécu avec Bourguiba pendant son exil à la Galite en 1952.

Les photos sont de l’île de Ponza à 34 km au large devant la ville de Naples avec une population de 3500 habitants en hiver et jusqu’à 14000 en été sur 750 hectares où il n’y a aucune source d’eau. L’île est ravitaillée par bateaux citerne qui pompe l’eau au sommet de l’île pour servir la population. Habiter dans une grotte à Ponza est plus cher qu’un hôtel 5 étoiles. C’est pour cette raison qu’une première investigation à été assurée par les jeunes architectes de l’école de l’architecture de Sidi Boussaïd.

Trois étudiantes seront proposées pour un stage à Ponza et ce, pour prendre connaissance de la restauration des grottes de la Galite sans pour autant toucher aux structures. Hors, à l’île de la Galite, avec ses six sources d’eau, personne ne vit actuellement à part une quinzaine de soldats de la marine nationale, quelques agents de la garde nationale marine et quelques pêcheurs occasionnels qui viennent de Bizerte pour pêcher les langoustes et les gros poissons.

Pourquoi la Galite ne serait-elle pas une destination touristique, culturelle, écologique et historique, mais sans tourisme de masse et sans pression.

Abelmajid Dabbar

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